La Cour de cassation (Cour de Cassation, Chambre criminelle, 23 janvier 2007, n° 06-80937) a partiellement confirmée la décision de la Cour d'appel de Chambéry qui avait reconnu l'existence d'une faute caractérisée car M. X, maître d'ouvrage et maître d'œuvre du chantier sur lequel a eu lieu l'accident, n'avait pas pris les mesures adéquates pour assurer la protection des ouvriers alors qu'il devait appréhender l'intégralité des risques existants. Par contre, la Cour de cassation casse et annule les dispositions relatives à la garantie de l'assureur.
En l'espèce, deux travailleurs, salariés de sociétés intervenantes sur un chantier, ont été blessés à la suite d'un choc électrique, alors qu'ils manipulaient à proximité d'une ligne électrique à haute tension utilisée par la SNCF une règle métallique de six mètres de long sur le chantier d'un immeuble en construction, dont le maître d'ouvrage était également le maître d'œuvre. Suite à cet accident, la responsabilité de M. X, dirigeant de la société maître d'ouvrage a été recherchée sur le fondement de l'article R. 625-2 du Code pénal pour avoir involontairement causé aux victimes des blessures n'entraînant pas une incapacité de travail supérieure à trois mois. (source :
Journal de l'environnement)